Collège d’Enseignement Général d’Acadjamè (Tori-Bossito) : Plus de 1.500 élèves dans la détresse face au manque criard d'infrastructures et de mobilier scolaire
Acadjamè, arrondissement de Tori-Gare, commune de Tori-Bossito, à l’heure où l’éducation est considérée comme le socle du développement durable, la situation du Collège d’Enseignement Général (CEG) d’Acadjamè est pour le moins alarmante. Avec plus de 1.500 apprenants répartis dans 34 unités pédagogiques, cet établissement public peine à assurer les conditions minimales d’enseignement. Et pour cause : un manque criant de salles de classe, d’équipements pédagogiques et d’infrastructures adéquates.
Dans la localité d’Acadjamè, située dans la
commune de Tori‑Bossito (département de l’Atlantique), le Collège
d’Enseignement Général (CEG) est devenu le symbole d’une éducation en
souffrance. Avec un effectif de plus de 1 500 élèves, l’établissement
peine à répondre aux besoins élémentaires : salles de classe instables ou en
nombre insuffisant, mobilier scolaire déficient, absence de services sanitaires
adéquats, de bibliothèque, de laboratoire. Tout ceci limite gravement la
capacité d’enseignement et d’apprentissage.

Le collège d’enseignement général de Tori-Acadjamè ne dispose que de trois modules de classes en matériaux définitifs totalisant neuf salles, dont l’une est occupée par l’administration et sert également de salle des professeurs. Outre ces bâtiments, l’établissement public compte également 7 à 8 salles de classes qui sont des paillottes à toiture en tôle, ce qui pose des problèmes de sécurité, notamment lors des pluies ou vents violents. Ce maigre patrimoine est largement insuffisant pour accueillir l’effectif pléthorique d’élèves. Faute de place, plusieurs classes se tiennent à l’extérieur ou dans des abris de fortune en matériaux précaires, dont certains ont été récemment décoiffés par les intempéries, laissant les apprenants exposés au soleil et à la pluie.
Le tableau est encore plus désolant lorsqu’on s’attarde sur le mobilier scolaire. De nombreux élèves s’asseyent sur des briques, d'autres s'entassent à trois ou quatre sur des bancs conçus pour deux personnes. Dans ce contexte, la concentration en classe devient un véritable défi, et le décrochage scolaire guette les plus vulnérables.Pire encore, le CEG Acadjamè n’est pas clôturé. Les élèves accèdent à l’établissement par tous les côtés, à travers la brousse environnante, ce qui pose un sérieux problème de sécurité. L’absence de clôture facilite les intrusions, expose les élèves à divers dangers, et compromet la discipline. Des cas de dépravation ont déjà été signalés, ce qui inquiète profondément les parents et les enseignants.
LE CASSE-TÊTE DE L'ÉLECTRICITÉ : UNE ÉCOLE PLONGÉE
DANS LE NOIR
Outre le manque
d'infrastructures, l'absence d'électricité constitue un autre frein
majeur à l'amélioration des conditions d'apprentissage et d’étude. À l’ère du
numérique et de la digitalisation, enseignants et élèves se retrouvent sans
lumière, sans ventilation, et sans possibilité d’utiliser des outils
pédagogiques modernes. Cette carence affecte également la gestion
administrative du collège.
Pourtant, malgré
toutes ces difficultés, le CEG Acadjamè a su faire preuve de résilience et de
performance. Il a même eu l’honneur de placer le premier des établissements
publics du département de l’Atlantique au Baccalauréat 2023–2024, preuve
que le potentiel y est, mais nécessite un accompagnement fort.
UN APPEL PRESSANT AUX AUTORITÉS COMPÉTENTES
Face à cette situation critique, il est impératif que la Mairie de Tori-Bossito et toutes les parties prenantes de l’éducation locale se penchent urgemment sur le dossier du CEG Acadjamè. Il est inconcevable qu’un établissement aussi dynamique soit laissé dans une telle précarité.
Parents et enseignants
lancent un appel au gouvernement du Président Patrice Talon, afin qu’il
prenne les mesures qui s’imposent pour :
1- 1- La construction de modules de classes et/ou d’un bâtiment en R+3 afin d’optimiser l’espace disponible et désengorger
les salles existantes ;
2-
La
rénovation des infrastructures actuelles, notamment les salles en matériaux précaires ;
3-
L’équipement
du collège en tables-bancs en
quantité suffisante pour soulager les apprenants ;
4-
Le
raccordement immédiat du collège au réseau électrique, pour garantir un minimum de confort et
permettre un meilleur usage des outils pédagogiques.
5-
La clôture
du collège pour la sécurité des personnes et des biens.
6-
Mise en
place d’une bibliothèque et d’un bloc sanitaire.
L’avenir des enfants
en dépend. L’éducation ne doit plus être un luxe, mais un droit
fondamental pour chaque enfant, surtout dans les zones rurales. Le CEG Acadjamè
mérite mieux, et c’est maintenant qu’il faut agir.
LA REDACTION










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