400 ans de pollution, une vie de maladies : l'appel de l’ONG ACT’ECO pour rompre avec les sachets plastiques dans la commune de Tori-Bossito
Dans le cadre
de son projet : «
Éco-Responsabilité : Une Commune s'engage – Tori-Bossito 2025-2027 », l’ONG ACT’ECO a
organisé un atelier d’appropriation pour sensibiliser et mobiliser les parties
prenantes autour de la lutte contre l’utilisation des sachets plastiques non
biodégradables,
sources de plusieurs maux dans nos communautés.
Les sachets
plastiques ne sont pas de simples déchets. Ils empoisonnent nos vies. Lors de son atelier dans le cadre du
projet « Éco-Responsabilité : Une Commune s'engage – Tori-Bossito 2025-2027 », tenu dans la salle de conférence
de l’hôtel de ville de la commune de Tori-Bossito, l’ONG ACT’ECO a levé le
voile sur une vérité troublante : les sachets plastiques sont responsables de
maladies graves, parfois mortelles. Cet atelier, qui s’est tenu le vendredi 30 Mai 2025, a permis de
mettre en lumière les risques graves liés à l’utilisation massive des sachets
plastiques : une matière qui met plus de 400 ans à se décomposer totalement.
Ces déchets, omniprésents dans l’environnement, représentent un danger majeur
pour les animaux terrestres et aquatiques, provoquant asphyxie et ingestion
mortelle, et menacent directement la santé humaine à travers diverses maladies
telles que : les cancers, infections pulmonaires, troubles hormonaux, problèmes
d’infertilité, Etc.
Plus encore,
les sachets plastiques contribuent fortement aux inondations récurrentes dans plusieurs
régions, en obstruant les caniveaux et les voies d’écoulement des eaux,
aggravant ainsi les effets des changements climatiques sur les zones urbaines
et rurales.
Parlant de
zones rurales, ces déchets plastiques menacent également nos champs et nos
assiettes. Au-delà des risques pour la santé humaine, l’usage abusif des
sachets plastiques représente une menace silencieuse mais destructrice pour les
cultures agricoles. Lorsqu’ils s'accumulent dans les champs ou sont enfouis
dans les sols, ces plastiques empêchent l’eau et les nutriments d’atteindre les
racines, réduisant ainsi la fertilité des terres.
« Nos terres respirent mal à
cause des sachets enfouis. Les récoltes sont moins abondantes, et la qualité
des produits s’en ressent », déplore un agriculteur de
Tori-Bossito présent à cet atelier.
Les sachets plastiques dégradés
libèrent aussi des microplastiques et des substances chimiques toxiques qui
s'infiltrent dans les sols, perturbent la croissance des plantes et contaminent
la chaîne alimentaire. Résultat : des produits agricoles moins sains, une
baisse des rendements et une pression accrue sur la sécurité alimentaire
locale.
Selon les responsables de l’ONG ACT’ECO,
sans des actions urgentes, les effets cumulatifs de cette pollution pourraient mettre
en péril l’économie agricole de la commune et compromettre les moyens de
subsistance de nombreuses familles.
RESTITUTION
DES RESULTATS DE L’ENQUÊTE MENÉE PAR L’ONG ACT’ECO
À cette occasion, Monsieur Déo Gratias BONOU, secrétaire général adjoint de l’ONG ACTECO, superviseur de l’enquête Cap et Coordinateur du projet, a présenté les résultats d’une enquête terrain menée dans quatre des six arrondissements de la commune. Les chiffres sont parlants : 98% des citoyens rencontrés utilisent encore régulièrement les sachets plastiques, alors même que 83% d’entre eux déclarent connaître des alternatives comme les sacs en tissu, les paniers en raphia ou les contenants réutilisables.
Face à ce
constat alarmant, ACTECO ne reste pas les bras croisés. Pour cette première
phase du projet (2025-2027), l’ONG a recruté et formé des animatrices
communautaires qui sillonneront les villages des quatre arrondissements
ciblés. Leur mission : sensibiliser, informer, et proposer des solutions
locales et durables, car la nature nous a déjà donné ce qu’il faut :
feuilles naturelles, emballages biodégradables, ou encore le Kplèbè (un dérivé
de noix de palme) pour faire le feu au lieu des sachets », rappellent les
responsables d’ACT’ECO.
« Ce que
beaucoup croient pratique est en réalité un poison lent, invisible mais mortel
», a averti M. Robert JOHNSON, Directeur du Développement Local et de la
Planification, représentant le Maire au cours de cet atelier. Pour Madame
CHINCOUN Philomène, Présidente de la Commission des Affaires Domaniales et Environnementales,
« Il est temps de transformer cette conscience en action et dire non aux
sachets plastiques, choisir le durable qui permet de protéger notre santé et de
ce fait, la commune ».
Rappelons que
l’atelier a également été un espace de discussion entre les autorités locales,
les leaders communautaires et religieux, les enseignants, les associations de
femmes et de jeunes, pour envisager ensemble des solutions concrètes :
campagnes d’information, accompagnement des alternatives locales, mesures
incitatives, voire réglementations communales.
Avec ce projet, ACT’ECO et ses partenaires que sont : le CENTRE DE SOLIDARITÉ INTERNATIONALE Saguenay-Lac-Saint-Jean, Québec sans Frontières, en collaboration avec la marie de Tori-Bossito, désirent faire de Tori-Bossito une commune modèle en matière d’éco-responsabilité d’ici 2027, en plaçant la transition écologique au cœur des priorités locales, a déclaré la présidente de l’ONG, Madame Maria SOUMONNI.
✍🏻 Romain TOUPE




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